samedi, 10/10/2026   
   Beyrouth 13:19

Fadlallah : la région attend les négociations irano-américaines

Le député du Hezbollah Hassan Fadlallah, a déclaré que « toute la région attend aujourd’hui de voir ce qui se passe en particulier dans les négociations irano-américaines ».

« Nous nous soucions à ce stade de rester fermes et inébranlables et de défendre notre droit légitime de défendre notre pays, notre terre et notre sud, et que nous restons engagés dans cette résistance, car c’est la seule option qui puisse libérer cette terre et protéger le sud et le Liban », a-t-il affirmé lors d’une cérémonie commémorative organisée par le Hezbollah dans la localité de Tayr Debba, en hommage aux chefs martyrs tombés lors de la Bataille des Braves.

Fadlallah a déclaré : « La nouvelle équation au Liban est celle de la force de la résistance, de sa présence, de la fermeté de son peuple, et aussi celle de tirer profit de la situation régionale résultant de la confrontation dans la région et des efforts déployés par la République islamique pour établir une équation de protection en sa faveur en Iran, et aussi pour forcer l’occupation à quitter notre terre, par le biais du mémorandum d’entente irano-américain. »

Il a ajouté : « Nous entrons dans une nouvelle phase, différente de la précédente, et c’est pourquoi tout le monde est dans l’attente. Au Liban, il n’y a pas de véritable vie politique, ni même les fondements d’une telle vie, car tout le monde est dans l’expectative. Les autorités libanaises attendent, et tout le monde attend. Parfois, lors de nos discussions, certaines personnes nous disent franchement que seul l’accord irano-américain et ce règlement majeur peuvent résoudre la situation. Bien sûr, aujourd’hui, nous comptons sur une grande puissance régionale : la République islamique. »

Il a poursuivi : « Il est vrai que la souffrance est présente dans le Sud, que l’occupation et les attaques touchent une zone géographique précieuse et sacrée pour nous, mais ce qui a retenu cet ennemi, et ce qui a empêché les États-Unis de mener à bien cette agression et cette guerre, c’est l’équilibre établi par la République islamique. »

Concernant la question des personnes déplacées, Fadlallah a déclaré : « La responsabilité première incombe à l’État. Le gouvernement demeure responsable de son peuple et de ses citoyens, et il lui incombe d’assurer la reconstruction, d’apporter un soutien aux personnes déplacées et de garantir les financements nécessaires, que ce soit par le biais du budget ou en sollicitant l’aide de pays donateurs. Malheureusement, ce problème est délibérément négligé, car certains pensent pouvoir exercer des pressions sur notre population en s’appuyant sur cette question, comme ils l’ont fait en 2006. Aujourd’hui, des tentatives internes au Liban visent à entraver tout projet de reconstruction ou toute aide aux personnes déplacées. »

Fadlallah a ajouté : « Un prêt de 250 millions de dollars de la Banque mondiale a été accordé, mais aucun versement n’a encore été effectué. Des ressources financières sont allouées aux infrastructures et nous œuvrons à la finalisation de ces projets. Cette question relève de l’entière responsabilité du gouvernement. »

Et d’ajouter : « Pour nous, notre engagement envers notre peuple est une obligation morale et légale, indépendante de toute considération de popularité ou de soutien public. Nous agissons ainsi parce que nous appartenons à ce peuple et que nous en faisons partie. Le sang de ces martyrs a été versé pour Dieu et pour ce peuple. Toutes les ressources disponibles seront mises à la disposition de notre peuple. Un programme pour les personnes déplacées sera annoncé la semaine prochaine ; il est destiné au peuple et pour le peuple, et n’a aucun lien avec d’autres sujets. Nous exigeons que le gouvernement retire le dossier de la reconstruction et du soutien aux personnes déplacées de toute ingérence politique, et nous traitons cette question en toute impartialité. »

Fadlallah a poursuivi : « Sur le plan intérieur, nous n’avons ni inquiétudes ni tensions. Notre force réside dans la force de notre peuple, la force de notre résistance, la force de l’unité de notre communauté et notre présence au cœur de l’État. Nous en sommes une composante essentielle et nous faisons la distinction entre les individus au pouvoir, qui ne font que passer, et notre véritable partenariat au sein des institutions étatiques. Personne ne peut saper le moral de notre peuple ni ce partenariat. Ils nous ont imposé un siège lourd de l’extérieur, et certaines institutions du pouvoir au sein du pays ont fait preuve de laxisme, pensant que nous serions incapables de soutenir notre peuple ou d’alléger ses souffrances. Mais ils ont échoué dans leurs paris et ont perdu à cause de leurs erreurs de calcul. Je veux simplement leur dire qu’en fin de compte, où que vous alliez, à l’est ou à l’ouest, et quelles que soient vos considérations, nous sommes présents dans ce pays et nous en faisons partie intégrante. Quelles que soient les concessions que cette autorité fera, notamment concernant l’accord-cadre, elle ne pourra rien mettre en œuvre et n’obtiendra rien. »

Fadlallah a conclu: « Nous n’aurons aucune anxiété ni tension, et lorsque la situation exigera une action politique, une mobilisation populaire ou une prise de position médiatique, nous pourrons nous exprimer d’une manière qui préserve le sang de nos martyrs, la dignité de notre peuple et l’avenir des générations futures. »

Source : Médias