Le député Hassan Fadlallah, membre du bloc Fidélité à la Résistance, a affirmé ce dimanche que l’objectif du programme de relogement lancé par le Secrétaire général du Hezbollah, Cheikh Naim Qassem, est d’atténuer autant que possible la crise des déplacés de guerre.
C’est une décision qui sera mise en œuvre, un engagement et une promesse déjà initiés par feu Sayed Hassan Nasrallah et dont les détails ont été appliqués par feu Sayed Hashem Safieddine. Aujourd’hui, nous allons le mener à bien, si Dieu le veut, quels que soient les défis, les difficultés et peu importe le blocus.
Il a ajouté : « Cela n’exonère toutefois pas le gouvernement de ses responsabilités. Il est l’unique concerné par l’indemnisation des victimes et la reconstruction. Nous continuerons à conjuguer nos efforts avec le gouvernement et son Premier ministre pour qu’ils assument leur devoir, en faisant abstraction des différends politiques, car ce dossier doit être soustrait à toute autre considération. »
Il a souligné que « dès cette annonce, l’administration américaine s’est mobilisée à travers un communiqué de son département d’État et des déclarations de ses responsables. Mais nous ne nous sentons aucunement concernés par leur agitation, leurs positions ou leurs propos. Nous avons un objectif qui n’a pas moins d’importance pour nous que celui de la libération du Sud par les moyens appropriés qui préservent la souveraineté et honorent les sacrifices des martyrs : être aux côtés de la population, œuvrer à soulager ses souffrances et ses peines. Tout ce qui lui est offert ne vaudra jamais une seule goutte du sang des martyrs, ni la patience face à la douleur, au déplacement, à l’exode et à la perte des biens. »
Le député Fadlallah a indiqué que « le Hezbollah a cherché, œuvré et déployé des efforts pour soulager ces personnes dans le cadre du programme de relogement, tandis que les Américains et d’autres ont commencé à prétendre que cette démarche n’est pas crédible, ou à en contester la véracité. Cependant, nous n’accordons aucune importance, aucune attention ni aucun crédit à toutes ces remises en question, désinformations, rumeurs et prises de position. Ceux qui veulent être choqués, contrariés ou refuser d’y croire, c’est leur affaire. Mais il est certain que cette initiative leur a infligé une déception et a fait échouer leur projet et leurs objectifs de porter atteinte à notre peuple et à son moral. »
Le député Fadlallah a affirmé que « notre cause aujourd’hui est la libération du Sud, l’expulsion de l’occupation, le retour de nos proches dans leurs villages, la reconstruction de ces localités et le fait de vivre au Sud dans la sécurité et la stabilité. Nous mettons en œuvre aujourd’hui tout le nécessaire sur tous les plans et à tous les niveaux pour cette cause. Par conséquent, s’il existe une possibilité de libérer notre terre par la voie politique, nous ne nous opposons pas à la question politique, c’est-à-dire que si la diplomatie est capable de nous apporter la libération, nous n’y voyons aucun inconvénient. Mais pas avec la diplomatie de cette autorité, c’est-à-dire par la capitulation, la soumission et l’acceptation de placer l’armée libanaise sous la tutelle de parties étrangères. Cela n’a rien de diplomatique. Nous avons dit à tout le monde, en privé comme en public, de s’en remettre à une diplomatie fondée sur notre cohésion interne, notre force, notre résistance, notre droit et tout ce qui renforce la situation intérieure. Mais ils se sont tournés vers un accord-cadre qui s’est envolé et n’a plus aucune valeur, qu’ils n’ont pas pu appliquer et ne l’appliqueront pas. »
Le député Fadlallah a souligné qu’« aucun choix politique raisonnable ne nous a été présenté pour libérer le Sud. Par conséquent, la solution réside dans la résistance fondée sur notre droit, la constance de notre peuple et les mutations qui se produisent dans notre environnement régional. Nous affirmons que le rapport de forces n’est plus le même qu’avant l’an 2000. Les conditions et les circonstances autour de nous ont changé. Dès lors, la résistance, en s’appuyant sur une équation régionale que consolide aujourd’hui la République islamique d’Iran, aboutira certainement à la libération de la terre. Nous reviendrons sans aucun doute dans nos villages et nos localités, et nous le voyons de nos propres yeux. »
Le député Fadlallah a estimé que « la République islamique d’Iran est aujourd’hui une puissance régionale qui affirme ouvertement et lors de ses rencontres qu’elle n’abandonnera pas le Liban, qu’elle ne l’oubliera pas et ne le laissera pas tomber. Elle assure que dans tout accord ou règlement, le Liban constituera la priorité absolue, ce qui est acté et acquis pour l’Iran. Nous avons une confiance totale en la République islamique d’Iran. Actuellement, il n’y a pas d’autre solution que celle-ci. Même avec cette autorité, malgré tous ses défauts, ses tares et ses agissements, nous lui disons encore aujourd’hui que s’il existe une autre option capable de libérer la terre, de rendre le Sud et de le reconstruire sans renoncer à notre souveraineté, nous sommes prêts et disposés à l’accueillir. Le mouvement Amal et nous-mêmes ne fermons pas les portes. Tout comme nous nous préparons sur le terrain, nous nous préparons également sur le plan politique à toute option qui nous mènera au résultat escompté. »
Source : Médias
