lundi, 29/06/2026   
   Beyrouth 12:45

Haaretz: L’armée israélienne n’a reçu aucun ordre de retrait d’aucune zone du Liban

Des véhicules militaires israéliens à la frontière libano-palestinienne (Illustration)

Le journal Haaretz a rapporté, citant des sources au sein de l’ armée d’occupation israélienne, que « l’armée n’a reçu jusqu’à présent aucun ordre de retrait d’aucune zone du Liban ».

Haaretz a souligné que « l’armée israélienne n’est pas positionnée à Zaoutar al-Gharbiya », tandis que « les institutions politique et militaire promeuvent le retrait de cette localité comme faisant partie du plan global de retrait ».

Dans ce contexte, la radiotélévision publique israélienne a évoqué une proposition américaine visant à former des forces libanaises pour se déployer dans les zones « démilitarisées » à la place de l’armée israélienne.

Par ailleurs, la Chaîne  israélienne 12 a révélé dimanche soir que l’accord-cadre entre le Liban et « Israël », publié dans son intégralité — y compris sur le site du département d’État américain —, était assorti d’une annexe sécuritaire restée classée secrète. Elle a précisé que la raison principale de la non-divulgation de son contenu était une demande expresse du gouvernement libanais.

Selon la chaîne, l’accord stipule un engagement clair des deux parties, le Liban et « Israël », selon lequel aucun retrait ne sera exécutée sur la base de calendriers précis, mais plutôt en fonction de la réalisation de certaines conditions israéliennes sur le terrain. Cela signifie qu’il n’y a pas de retraits automatiques, et que tout retrait restera lié à ce qu’« Israël » qualifie de « succès sur le terrain » et d’évaluation des résultats.

De son côté, la Chaîne 14 a rapporté qu’« après la signature de l’accord avec le Liban, l’institution sécuritaire et militaire en Israël se prépare à une période de maintien au Liban pouvant s’étendre sur des années ».

Cela intervient après que les États-Unis ont annoncé, vendredi, l’obtention d’un « accord-cadre » entre le Liban et « Israël », qualifié de succès par le chef du gouvernement de l’occupation, Benjamin Netanyahu, qui a souligné la poursuite de l’occupation dans le sud du Liban.

Cet accord a également été salué par des ministres et des responsables israéliens, notamment par le chef d’état-major de l’armée d’occupation, Eyal Zamir.

En parallèle, cette annonce a été accueillie par un large rejet et des mouvements de protestation de colère dans plusieurs régions libanaises, ainsi que par des prises de position populaires, politiques et de personnalités de premier plan ayant affirmé leur refus catégorique de cette trajectoire. 

Source : Médias