mardi, 28/07/2026   
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Financial Times : Mohammed ben Zayed a chargé trois de ses frères de désamorcer les tensions avec l’Iran

Des sources proches du dossier ont indiqué que le président des Émirats arabes unis, Mohammed ben Zayed Al Nahyan, a chargé trois de ses frères de mener les efforts visant à désamorcer les tensions avec l’Iran, Abou Dhabi cherchant à passer de l’hostilité au rapprochement avec Téhéran suite à la trêve entre les États-Unis et l’Iran.

Selon un article publié par le journal britannique Financial Times, Mohammed ben Zayed a confié cette tâche au vice-président de l’État, Mansour ben Zayed, au ministre des Affaires étrangères, Abdullah ben Zayed, et au conseiller à la sécurité nationale, Tahnoun ben Zayed, considéré comme l’une des figures les plus pragmatiques d’Abou Dhabi.

Le rapport du journal indique que les premiers signes de rapprochement sont apparus lors d’un appel téléphonique entre Mansour ben Zayed et le président du Conseil de la Choura iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, une semaine après la trêve américano-iranienne, tandis que le mois dernier, le ministre des Affaires étrangères a passé son premier appel téléphonique depuis la guerre avec son homologue iranien, Abbas Araghchi.

Il a ajouté que les Émirats arabes unis, comme d’autres États du Golfe, ont fini par se rendre compte qu’ils sont « otages de leur situation géographique ».

Le rapport citait un responsable émirati affirmant que la guerre était « une véritable épreuve pour tous », notant que les Émirats arabes unis étaient passés de la rigidité de la première phase au pragmatisme, et qu’ils « n’adhèrent pas aux décisions, mais les modifient et les améliorent continuellement ».

Il a noté que le mémorandum d’entente signé le mois dernier par le président américain Donald Trump avec Téhéran, visant à prolonger le cessez-le-feu et à rouvrir le détroit d’Ormuz, a accéléré les initiatives économiques, les Émirats arabes unis ayant accepté de reprendre certains échanges commerciaux avec l’Iran et le retour des vols iraniens.

Le rapport souligne que les relations commerciales avec l’Iran sont cruciales pour l’économie de Dubaï, qui abrite des centaines de milliers d’Iraniens. Les dirigeants émiratis espèrent également que la dépendance de Téhéran envers les Émirats arabes unis pour une grande partie de ses importations et exportations renforcera les liens commerciaux et préservera cette relation.

Les Émirats arabes unis ont nié avoir effectué des transferts financiers vers l’Iran, mais des Émiratis ont exprimé le désir d’y investir, notamment dans les secteurs de l’énergie, des ports et de la logistique, si la guerre prend fin définitivement et que les sanctions américaines et internationales sont levées.

Le rapport souligne que la « résilience » est devenue le mot d’ordre aux Émirats arabes unis, le conflit s’étant déplacé vers une zone grise : ni guerre ouverte, ni paix. Il indique qu’Abou Dhabi ne cherche pas seulement à renforcer ses capacités militaires, mais s’efforce également de remédier aux faiblesses de ses infrastructures critiques, notamment en protégeant les lignes électriques et en développant des centres de données pour soutenir ses ambitions dans le domaine de l’intelligence artificielle.

Source : Médias