Les ministres des Affaires étrangères de la Corée du Sud et de l’Iran ont évoqué vendredi le détroit d’Ormuz lors d’un entretien téléphonique, a indiqué Séoul quelques jours après avoir confirmé envisager une « contribution » pour sécuriser la navigation dans cette voie maritime.
Le président américain Donald Trump a exercé à plusieurs reprises des pressions sur son allié sud-coréen pour qu’il apporte son aide dans la guerre au Moyen-Orient qu’il a déclenchée avec Israël le 28 février, perturbant les marchés du pétrole et du gaz.
Le ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Cho Hyun, s’est entretenu par téléphone avec son homologue iranien Abbas Araghchi, à la demande de Téhéran, pour « discuter de la situation récente au Moyen-Orient » et du détroit d’Ormuz, a indiqué le ministère sud-coréen des Affaires étrangères dans un communiqué.
M. Cho « a fait part de notre position, selon laquelle aucune décision n’a été prise concernant un éventuel déploiement, et a souligné l’importance de rétablir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz », avait auparavant indiqué un responsable du ministère.
« Les ministres ont exposé leurs positions respectives sur les questions liées à la situation au Moyen-Orient », a-t-il ajouté.
Cette annonce fait suite à un avertissement lancé par Téhéran plus tôt dans la semaine, menaçant toute contribution militaire sud-coréenne au conflit de « conséquences graves ».
Les autorités sud-coréennes, de leur côté, ont annoncé l’envoi d’une équipe pour évaluer la situation dans le détroit, répétant n’avoir pas encore décidé si elles déploieraient l’armée.
Les négociations entre l’Iran et les États-Unis sont au point mort, les deux pays se disputant le contrôle d’Ormuz, qui assure normalement le transit d’environ un cinquième des exportations mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié.
Source : Avec AFP
