Des flammes et un nuage de fumée ont été aperçus près de l’aéroport international Roi Khaled de la capitale saoudienne Riyad, a rapporté l’agence Reuters ce samedi après-midi.
L’aéroport international de Riyad connaît actuellement des « perturbations majeures », a indiqué le site spécialisé FlightRadar24, après que des habitants ont signalé à l’AFP avoir vu des flammes et de la fumée noire à proximité. Le site classe l’aéroport au niveau maximum de perturbation, avec des vols annulés ou retardés.
Deux réservoirs de carburant d’Aramco situés au nord de l’aéroport et le terminal de fret ont été ciblés, ont rapporté des sources.
Les causes de l’incendie n’ont pas été explicitées et les forces yéménites de Sanaa n’ont pas encore revendiqué d’attaque.
Des médias arabes ont indiqué que l’aéroport a été la cible d’un drone.
Dans la nuit de vendredi à samedi, de fortes explosions avaient retenti à Riyad, après une alerte aérienne émise par les autorités saoudiennes, une première dans la capitale saoudienne depuis l’intensification des combats au Yémen voisin.
L’alerte prévenant d’une « menace aérienne hostile » sur la capitale et appelant ses habitants à rester à l’intérieur a résonné sur leurs téléphones vers 03H00 du matin (minuit GMT).
Deux explosions ont ensuite été entendues, selon des journalistes de l’AFP sur place, avant que l’alerte ne soit levée une demi-heure plus tard.
Les autorités saoudiennes n’ont pas encore détaillé le motif de ces alertes, émises également dans d’autres régions du pays, ni sur d’éventuels victimes ou dégâts.
En riposte aux centaines de raids perpétrés contre le Yémen, le royaume subit ces derniers jours des attaques croissantes de la part des forces yéménites de Sanaa qui sont parvenues à conquérir ces dernières semaines plusieurs districts dans les gouvernorats de Taïz et Hodeïda, délogeant les groupuscules pro saoudiens menés par Tarik Saleh.
Mais les frappes des forces de Sanaa en Arabie saoudite ont jusqu’ici majoritairement ciblé des installations pétrolières et des bases militaires dans le sud ou sur la côte donnant sur la mer Rouge, loin de Riyad, qui n’avait pas encore été menacée depuis la reprise des hostilités en juillet.
Depuis leur offensive éclair de début septembre, les forces de Sanaa contrôlent tout le littoral yéménite sur la mer Rouge, et ont ainsi renforcé leur emprise sur le stratégique détroit de Bab el-Mandeb, qui relie l’Europe à l’Asie via le canal de Suez.
Depuis, Sanaa impose un blocus aux navires saoudiens, réclamant en échange de sa suspension la fin du blocus qui lui est imposé depuis 12 ans, assurant qu’il n’existe aucune menace pour la navigation dans le couloir maritime.
Selon la société de suivi maritime Kpler, sur les sept derniers jours, seuls cinq navires chargés de marchandises saoudiennes ont quitté la mer Rouge en franchissant Bab el-Mandeb, soit moins du tiers du trafic hebdomadaire habituel enregistré depuis janvier.
Vendredi, le porte-parole des forces armées yéménites, le général de brigade Yahya Saree, a annoncé que l’aviation saoudienne avait mené 26 frappes aériennes au cours des dernières 24 heures à l’aide de chasseurs F-15.
Il a ajouté que « le nombre total de raids lancés par l’ennemi saoudien au cours de cette semaine s’élève à 300 raids aériens menés par des avions F15 et Typhon qui ont décollé des bases de Khamis Mushait et de Taïf », expliquant que les attaques « visaient les gouvernorats de Taïz, Hajjah, Marib, Al-Jawf, Al-Bayda, Amran, Lahj, Al-Hodeïda et Saada ».
Il avait assuré auparavant que les forces de Sanaa ont déjoué « des tentatives criminelles dans la capitale, Sanaa, menées par l’ennemi saoudien et portant la marque de Daech », promettant qu’« elles ne resteraient pas impunies ».
Source : Divers
