mardi, 13/10/2026   
   Beyrouth 16:43

L’Iran rejette les accusations britanniques concernant l’incident de la base de Fairford et réclame des preuves

Le ministère iranien des Affaires étrangères a fermement condamné les déclarations « sans fondement » faites par des responsables britanniques concernant l’incident de sécurité présumé sur la base aérienne de Fairford.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que les tentatives de la Grande-Bretagne de fabriquer de toutes pièces des allégations sécuritaires contre d’autres pays, qui ont parfois conduit à des conflits dévastateurs, ne sont un secret pour personne, soulignant la nécessité de tenir le gouvernement britannique responsable de son insistance sur cette approche qui compromet la paix et la sécurité internationales.

Téhéran tient le gouvernement britannique ainsi que les planificateurs et les exécutants de l’opération ratée responsables de toutes ses conséquences, considérant les accusations britanniques comme un complot visant à renforcer la campagne anti-iranienne et à échapper à toute responsabilité quant à la participation de Londres à l’agression contre elle.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a souligné que le gouvernement britannique ne peut se soustraire à sa responsabilité quant à ses accusations et à leurs répercussions potentielles en recourant à des termes vagues sans fournir de preuves.

Lundi, le Premier ministre britannique Andy Burnham a affirmé dans une déclaration à la Chambre des communes que les évaluations de sécurité britanniques indiquaient que l’opération visant la base aérienne de Fairford avait très probablement été coordonnée depuis l’Iran , et qu’« elle avait presque certainement été dirigée par les Gardiens de la révolution iraniens », une affirmation que Téhéran avait précédemment niée.

Rejetant les accusations de Londres, lors d’une rencontre avec Stephen Doughty, secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères, l’ambassadeur d’Iran à Londres, Seyed Ali Mousavi, a appelé la partie britannique à « s’abstenir de prendre position sans preuves », a indiqué l’agence IRNA.

Il a également souligné que l’Iran était prêt à une « coopération entre les institutions compétentes des deux pays » pour examiner l’incident, rappelant que Téhéran avait déjà exprimé sa disposition à coopérer.

Selon l’agence, Mousavi a exigé que le gouvernement britannique « fournisse des preuves à l’appui de ses accusations, le cas échéant ».

Source : Médias