De nouvelles explosions ont secoué Riyad dimanche après des messages d’alerte des autorités saoudiennes.
Dimanche matin, trois explosions ont été entendues, a constaté un journaliste de l’AFP dans la capitale. Auparavant, des messages d’alerte ont été envoyés par téléphone aux habitants pour les mettre en garde contre « une menace aérienne » et les appelant à se mettre à l’abri.
Sept opérations
Samedi soir, le porte-paroles des forces yéménites de Sanaa le général Yahia Saree avaient fait état de « sept opérations militaires aux missiles balistiques et drones ».
Il a indiqué qu’elles ont visé à deux reprises l’aéroport de King Khalid à Riyad, la compagnie Aramco à Yanbu, la raffinerie Rabigh à l’ouest du royaume, des stations de pompage de pétrole brut et l’oléoduc Est-ouest, l’aeroport King Fahd à Damam, l’aéroport de Najran et la base aérienne Khamis Mushait.
Saree a démenti catégoriquement le ciblage des deux villes saintes de la Mecque et Médine.
Ces opérations font suite à « l’agression saoudienne contre le Yémen, qui a mené 100 raids aériens au cours des dernières 24 heures contre des sites civils dans la capitale Sanaa et les gouvernorats libérés, faisant des dizaines de martyrs et de blessés », selon le général de brigade Saree. Et de préciser que le nombre total de frappes saoudiennes sur le Yémen depuis le début de l’escalade a atteint 3 123 raids aériens et attaques de missiles.
Samedi, le ministère de la Santé à Sanaa a annoncé un bilan initial de 21 martyrs et blessés parmi ses citoyens, suite à des frappes aériennes saoudiennes contre une maison dans la capitale Sanaa et une cimenterie dans le gouvernorat.
Selon Saree, les opérations des forces de Sanaa en profondeur en Arabie saoudite, se poursuivront imposant l’équation « blocus contre blocus et escalade contre escalade », et ciblant les renforcements de troupes affiliés à l’Arabie saoudite, jusqu’à ce que l’agression soit stoppée et le blocus imposé au Yémen depuis 2015 levé.
Mise en garde au secteur aérien
Ce dimanche, Saree a de nouveau mis en garde le secteur aérien « contre l’utilisation de l’aéroport King Khalid de Riyad, étant donné qu’il n’est pas sûr et sert de cible militaire à nos forces », a-t-il écrit dans un communiqué.
Selon l’AFP, l’aéroport avait annoncé samedi la reprise des vols pour dimanche, après deux semaines de fermeture. Et un avion de passagers de la compagnie Saudia a décollé de l’aéroport dimanche matin pour rejoindre Djeddah, ville saoudienne au bord de la mer Rouge, d’après le site de suivi du trafic aérien FlightRadar24.
« Le régime saoudien devra assumer les conséquences de toute activité à l’aéroport, ainsi que de toute répercussion en résultant », a averti Saree.
En Arabie saoudite, la coalition avait de son côté annoncé avoir intercepté samedi trois missiles balistiques visant Riyad, et, dans l’ouest du royaume, les villes de Taïf et Yanbu, terminal pétrolier majeur sur la mer Rouge, ainsi qu’un drone dans une province orientale, selon l’AFP.
Source : Divers
