samedi, 15/08/2026   
   Beyrouth 12:34

Des responsables israéliens stupéfaits par la rapide reprise militaire de l’Iran (Jerusalem Post)

Des rapports récents révèlent que l’Iran a réussi à reconstruire son arsenal de missiles balistiques à un rythme bien plus rapide que ne l’avaient anticipé l’armée israélienne et le Mossad après la guerre de 2026. Ce développement inattendu a suscité la surprise des responsables israéliens.

Selon le journal Jerusalem Post, ce rétablissement rapide ne s’est pas limité à un seul domaine, mais a touché plusieurs secteurs de l’appareil militaire iranien, et ce malgré les dégâts colossaux infligés aux infrastructures de l’industrie de défense.

Cette surprise n’est pas une première. D’après le quotidien, ‘Israël’ avait déjà été surpris par la capacité de l’Iran à restaurer ses capacités de production après les frappes d’octobre 2024 et de juin 2025.

À chaque fois, les estimations israéliennes prévoyaient des retards de plusieurs années, mais Téhéran a trouvé des moyens ingénieux pour relancer sa production à un rythme soutenu.

Lors de la guerre de 2026, qui a duré une quarantaine de jours, Israël et les États-Unis ont ciblé plus de 2 600 objectifs liés aux missiles et à l’industrie militaire, menant environ trente mille frappes aériennes.

Les deux alliés avaient alors affirmé que l’appareil productif iranien avait été lourdement endommagé. Pourtant, les données actuelles indiquent que l’Iran est parvenu à reprendre la fabrication de nouveaux missiles à une cadence dépassant toutes les prévisions.

Le journal précise que Téhéran a employé des méthodes innovantes, comme le déblaiement rapide des décombres au-dessus des installations souterraines à l’aide de bulldozers, ce qui a permis de relancer promptement la production.

Alors que les estimations initiales faisaient état d’un stock résiduel de 500 à 1 000 missiles à longue portée après le conflit, l’attention se porte désormais davantage sur la vitesse de reconstruction que sur les quantités restantes.

Le quotidien estime que si l’Iran maintient un rythme de fabrication de 100 à 300 missiles par mois, le pays pourrait retrouver le niveau d’arsenal qu’il possédait au milieu de l’année 2025 d’ici le début ou le milieu de l’année 2027. Il redeviendrait ainsi une menace majeure à l’horizon 2028.

Ce développement place la stratégie israélienne face à des choix complexes, qu’il s’agisse de lancer une nouvelle offensive ou de se concentrer sur le dossier nucléaire, en particulier dans un contexte où le président américain Donald Trump n’accorde pas une priorité absolue à la question des missiles balistiques.

La guerre contre l’Iran est une défaite stratégique pour Washington et « Tel-Aviv »

Entre-temps, des médias israéliens ont affirmé que la guerre contre l’Iran restera dans l’histoire comme la défaite stratégique la plus retentissante pour les USA et « Israël ».

Ces mêmes médias ont ajouté que les USA sont sortis de la guerre « ridiculisés et humiliés », qualifiant leur revers actuel de plus sévère que leur défaite au Vietnam.

Le quotidien israélien « Haaretz » a poursuivi en écrivant que « désormais et dans les jours à venir, les USA esquiveront toute tentative d’imposer leur volonté par la force des armes ».

Les milieux israéliens sont en proie à un désarroi total après l’échec de la guerre contre l’Iran.

Selon des médias israéliens, le chef du Mossad a d’ailleurs limogé deux hauts responsables du service : la directrice du renseignement et le chef du bureau Iran. Ce désavouement fait suite à l’échec de leur plan opérationnel, qui visait le « renversement du régime » iranien.

Cette décision intervient dans un climat de désorientation générale pour l’administration du président Donald Trump.

Après des mois de conflit, Washington se montre incapable d’atteindre ses objectifs militaires. Les répercussions dépassent désormais la région pour toucher le monde entier, venant impacter l’économie des USA avec une hausse directe des prix.

Source : Médias