Dans un avertissement ferme, le porte-parole de l’état-major général des forces armées iraniennes, le général de brigade Abolfazl Shekarchi, a déclaré que la poursuite continue des crimes brutaux contre le Liban par les « dirigeants de l’entité israélienne barbare et leurs protecteurs » « ne sera pas tolérée » par les forces armées iraniennes.
Cette prise de position est intervenue après l’annonce faite par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d’avoir donné l’ordre à l’armée israélienne de frapper la banlieue sud de Beyrouth.
« L’entité israélienne agressive, qui tue des enfants, a profité du cessez-le-feu pour lancer une agression flagrante contre le territoire libanais, provoquant un bain de sang qui a coûté la vie à plus de 3 000 civils, dont des femmes et des enfants », a déploré le général Shekarchi, critiquant en même temps la complicité internationale, et accusant les dirigeants occidentaux d’avoir choisi la voie du silence ou du soutien direct à ces « crimes contre l’humanité ».
Aujourd’hui, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé que « le blocus naval et l’escalade des crimes de guerre au Liban par l’entité sioniste génocidaire sont une preuve manifeste du non-respect du cessez-le-feu par les États-Unis ».
« Chaque choix a un prix, et la facture finira inévitablement par arriver. Tout reviendra à la normale », a-t-il tweeté sur X.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a rappelé pour sa part que « le cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis inclut tous les fronts, y compris le Liban », avertissant que toute violation de cet accord aurait des répercussions directes.
« Toute violation du cessez-le-feu sur un front quelconque constitue une violation sur tous les fronts », a-t-il averti sur X, soulignant que « les États-Unis et Israël assumeront la responsabilité des conséquences de toute violation de ce cessez-le-feu ».
