Plusieurs citoyens, dont des femmes et des enfants, sont tombés en martyrs et ont été blessés, ce mardi à l’aube, lors de frappes aériennes menées par l’aviation saoudienne contre la ville de Al-Mokha, dans la province de Taïz (sud-ouest du Yémen), ont affirmé des sources locales.
Ces mêmes sources ont rapporté que 6 citoyens, dont deux enfants et une femme, sont tombés en martyrs, tandis que 8 autres ont été blessés, dont un enfant et une femme, suite à un bombardement ciblant la ville de Al-Mokha.
Auparavant, l’aviation saoudienne avait frappé la région d’Al-Udhayr, dans le secteur d’Al-A’boos (district de Haifan, même province), entraînant le martyre d’un citoyen, selon les mêmes sources.
De son côté, le porte-parole des forces armées yéménites, le général de brigade Yahya Saree, a déclaré que les forces saoudiennes ont mené au cours de la journée 157 frappes aériennes et attaques de missiles sur les provinces d’Al-Jawf, Taïz, Saada et Ma’rib.
Saree a affirmé que la « grande agression » ne restera pas « sans riposte ».
Dans son discours de lundi, à l’occasion du 12e anniversaire de la révolution du 21 septembre, le leader du mouvement Ansarullah, Abdelmalek al-Houthi, a appelé la Turquie et le Pakistan à ne pas s’impliquer dans l’escalade « par convoitise de gains politiques et matériels de la part de la partie saoudienne », soulignant que les États-Unis sont complices de l’Arabie saoudite dans ses « crimes », qu’ils mènent des opérations d’interception de drones dans l’espace aérien saoudien et qu’ils étudient des options d’escalade supplémentaires aux côtés de Riyad.
Division à Washington sur l’intervention
À Washington, la chaîne américaine NBC a révélé que de hauts responsables militaires américains sont divisés sur la question de savoir si le président Donald Trump doit intervenir militairement dans le conflit entre l’Arabie saoudite et Ansarullah.
Lors de discussions au Pentagone et avec de hauts responsables de l’administration américaine, des responsables militaires ont averti qu’ouvrir un nouveau front dans la région n’était pas justifié, en partie en raison de craintes concernant les stocks à long terme d’armes et de munitions des États-Unis. Ils ont également souligné qu’Ansarullah n’attaque pas les navires américains.
En revanche, d’autres hauts responsables militaires soutiennent le lancement de frappes, estimant que les États-Unis doivent aider Riyad à répondre aux attaques du mouvement contre l’Arabie saoudite et à l’abattage d’un F-15, qu’ils considèrent comme un défi à la supériorité aérienne saoudienne au-dessus du Yémen.
Lors de discussions à huis clos, ces responsables ont exprimé leur crainte que le refus de Washington d’adopter des mesures plus fermes soit perçu comme une trahison envers un allié régional majeur.
Lundi, le journal The New York Times a révélé que Trump était revenu sur sa décision de lancer des frappes aériennes contre Ansarullah, « du moins pour le moment », après avoir ordonné au département de la Défense de se préparer à mener des raids aériens contre le mouvement à la suite d’un appel avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.
Le G7 appelle à cesser le soutien à Ansarullah
De leur côté, les ministres des Affaires étrangères du G7 ont appelé lundi l’Iran à cesser d’armer et de soutenir Ansarullah, estimant que cela représente « un schéma d’escalade dangereux » qui menace de compromettre le commerce international et de conduire à l’instabilité mondiale.
Dans une déclaration publiée à l’issue d’une réunion en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, les ministres des Affaires étrangères de Grande-Bretagne, du Canada, de France, d’Allemagne, d’Italie, du Japon et des États-Unis ont déclaré qu’ils « condamnent avec la plus grande fermeté les frappes continues et inacceptables menées par Ansarullah au Yémen contre l’Arabie saoudite ».
Les ministres ont appelé Ansarullah « à cesser immédiatement toutes les actions militaires, menaces et attaques contre les navires civils, et à revenir de bonne foi au processus politique ».
Source : Médias
