Des sources bien informées ont indiqué que les autorités françaises ont ouvert une enquête officielle sur l’implication possible d’une société israélienne appelée Blackcor dans une campagne d’ingérence étrangère visant des candidats du parti La France insoumise, avant les élections municipales de mars dernier.
Cette campagne de désinformation avait été organisé en raison des prises de position de ce parti français de gauche en faveur des droits des Palestiniens pendant le génocide perpétré par Israël dans la bande de Gaza et condamnant l’agression israélienne contre le Liban.
Selon trois sources qui se sont confiées à Reuters, les services de renseignement français tentent actuellement d’identifier la personne qui a commandé à cette société une campagne de diffamation visant au moins trois candidats à la mairie de Marseille, Toulouse et Roubaix.
La campagne comprenait la création de sites web trompeurs et de faux comptes sur les réseaux sociaux qui propageaient des allégations de comportement criminel de la part des candidats.
La plateforme de l’entreprise sur le web et sa page LinkedIn où elle se décrit comme une « entreprise d’élite spécialisée dans la guerre d’influence et de l’information », ont été fermées.
Les tentatives pour vérifier l’adresse officielle du siège social de l’entreprise ou pour trouver des documents la concernant en Israël ont échoué, tandis que le ministère israélien des Affaires étrangères a nié avoir connaissance de son existence.
Au cours de l’enquête, Meta a révélé avoir supprimé un réseau de comptes et de pages pour violation des règles relatives aux « comportements inauthentiques coordonnés », confirmant ainsi que cette activité illégale provenait d’Israël et visait principalement la France.
Google et TikTok ont également détecté certains aspects de cette opération, ce dernier ayant supprimé un compte qui faisait la promotion de faux sites web utilisés dans la campagne de diffamation.
L’agence française Vigénome, chargée de lutter contre la désinformation et de protéger contre les ingérences numériques étrangères, avait déjà alerté sur une tentative d’ingérence numérique étrangère visant un parti politique français. Cette information a été confirmée par le parti La France insoumise, qui a annoncé sa coopération avec les enquêteurs et exprimé son inquiétude face à la multiplication de telles attaques avec le développement des outils technologiques.
Ces développements surviennent dans un contexte de forte polarisation politique en France, où le parti La France insoumise est une force influente avec une base de soutien oscillant entre 10 % et 15 %.
Source : Médias
