samedi, 16/05/2026   
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Araghchi : La réforme du Conseil de sécurité n’est pas un choix, mais une nécessité pour la survie de l’ONU

Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré ce jeudi que « les sanctions sont aujourd’hui passées du statut d’outils diplomatiques à celui d’armes de guerre économique visant les sociétés en développement et indépendantes ». Il a estimé que « le système politique actuel nécessite une révision profonde », affirmant que « le Conseil de sécurité incarne désormais l’illustration la plus claire de l’inefficacité et du déséquilibre du système international ».

Selon le chef de la diplomatie iranienne, « le silence de l’ONU face à la guerre imposée et aux agressions des États-Unis et du régime sioniste contre l’Iran, pays souverain, en est un exemple manifeste ».

Selon le correspondant de l’IRNA, Abbas Araghchi a tenu ces déclarations le jeudi 15 mai lors de la deuxième réunion des ministres des Affaires étrangères des pays membres des BRICS, consacrée à la « reconstruction de l’Ordre mondial : nécessité de réformer la gouvernance internationale et de revitaliser le multilatéralisme ».

Il a affirmé que « le monde assiste aujourd’hui à un retour aux guerres sans fin, à la violence brute et à un unilatéralisme extrême ».

« Les idéaux de paix, de liberté et de respect de la dignité humaine se sont affaiblis, laissant place à la glorification du génocide, du pillage et de l’agression », poursuit le plus haut diplomate iranien.

Il a ajouté que « le droit international, le droit humanitaire et la Charte des Nations unies sont désormais réduits par certaines puissances à de simples instruments de justification de la guerre et de l’occupation ».

Il a souligné que « de nombreuses organisations internationales, en particulier les Nations unies, ont vu leur capacité normative affaiblie sous la pression de l’unilatéralisme ».

Dans ce contexte, a-t-il poursuivi, « l’idéal du multilatéralisme porté par le Sud global — dont les BRICS constituent une expression majeure — est plus que jamais essentiel pour défendre le droit international, la Charte des Nations unies et une gouvernance mondiale équitable ».

« Les membres des BRICS », a-t-il rappelé, « se disent attachés à la mise en œuvre et à la défense des principes de cette Charte. Pour cette raison, la République islamique d’Iran insiste sur la nécessité de réformes fondamentales des institutions internationales, en particulier du Conseil de sécurité de l’ONU ».

« Ces réformes ne doivent pas se limiter à des ajustements cosmétiques, mais viser une véritable redistribution équitable du pouvoir », a-t-il encore insisté.

Et de noter :« Nous aspirons à un ordre dans lequel : la justice prime sur la puissance, la souveraineté nationale soit un principe fondamental, les droits de tous les peuples soient respectés, enfin la diversité culturelle et politique soit reconnue. »

Il a affirmé que « la réforme du Conseil de sécurité n’est pas une option, mais une condition de survie pour les Nations unies », appelant « à un organe réellement représentatif de toutes les régions du monde, où pouvoir et responsabilité seraient équitablement répartis, et non monopolisés au service de certaines puissances abusives et arrogantes».

Toujours aux yeux du chef de la diplomatie, « le Conseil de sécurité demeure aujourd’hui le symbole de l’inefficacité et du déséquilibre du système international ». Il a cité comme exemple « le silence de cet organe face à la guerre imposée et aux agressions des États-Unis et du régime sioniste contre l’Iran ».

Enfin, il a estimé qu’il est temps de passer de la « gestion des crises » à la « transformation des structures », appelant à un ordre mondial fondé sur la justice, où la paix découle de l’équité et la stabilité de la participation collective.

Il a conclu en appelant « à mobiliser les BRICS pour reconstruire la gouvernance mondiale et restaurer la crédibilité du multilatéralisme ».

Source : medias