Une majorité d’électeurs américains estime que la guerre menée par Donald Trump contre l’Iran ne justifie pas son coût, selon un récent sondage du Financial Times. Ce sondage souligne l’impact négatif de cette guerre d’agression sur la popularité du président Trump à l’approche des élections de mi-mandat en novembre.
Un sondage national réalisé la semaine dernière par Focaldata a révélé que 58 % des électeurs inscrits estimaient que la guerre ne justifiait pas son coût.
Par ailleurs, 44 % des électeurs affirment que le conflit a affaibli la position des États-Unis face à l’Iran, contre seulement 31 % qui pensent le contraire.
La Maison-Blanche a demandé au Congrès d’approuver 67 milliards de dollars de nouvelles dépenses fédérales pour couvrir les coûts de la guerre à ce jour.
Un sondage du Financial Times a révélé que les électeurs étaient majoritairement sceptiques quant au prétendu mémorandum d’entente signé entre Washington et Téhéran.
Environ deux tiers (66 %) ont déclaré que l’accord n’aurait que peu ou pas d’impact sur la paix et la stabilité en Asie de l’Ouest, et qu’il pourrait accroître l’instabilité et le risque de conflit.
Seul un électeur sur cinq pensait que l’accord mènerait à la paix.
Le sondage a également mis en lumière l’impact négatif sur la popularité de Trump de la guerre qui a entraîné une forte hausse des prix de l’essence et d’autres biens de consommation cette année.
Seuls 36 % des électeurs approuvaient l’action de Trump en tant que président, soit une baisse de deux points par rapport au mois précédent.
Parmi les électeurs indépendants, la baisse a été plus marquée, avec un taux d’approbation de seulement 21 %, soit une chute de huit points.
À la veille du sommet de l’OTAN qui se tient cette semaine à Ankara, le sondage révèle que 53 % des électeurs estiment que les États-Unis devraient rester membres de l’organisation, contre 23 % qui pensent qu’ils devraient la quitter.
Depuis des années, Trump menace de quitter l’OTAN, la qualifiant de « tigre de papier » et critiquant les alliés européens pour leur refus de participer à la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran.
En vue des élections de mi-mandat de novembre, le sondage montre que les démocrates sont en position de force.
Les personnes interrogées donnent aux démocrates une avance de six points (44 % contre 38 %) lorsqu’on leur demande quel candidat-ils soutiendront au Congrès.
Cependant, les républicains affichent un enthousiasme électoral plus important : les trois quarts des républicains se déclarant électeurs estiment à 8 ou plus la probabilité de voter en novembre sur une échelle de 1 à 10, contre 69 % des démocrates et 56 % des indépendants.
Source : Avec PressTV
