Le groupe yéménite Ansarullah a averti dans un courriel adressé aux compagnies maritimes qu’elles ne devaient ni charger ni décharger de marchandises dans les ports saoudiens, prévenant qu’une telle activité pourrait les exposer à être prises pour cibles « n’importe où ».
Selon la lettre datée du 20 juillet, émise par le Centre de coordination des opérations humanitaires du groupe basé à Sanaa, « il est interdit aux navires de charger ou de décharger des marchandises dans ou depuis n’importe quel port saoudien ».
La lettre, adressée à plusieurs entreprises du secteur maritime et consultée par Reuters, recommandait également à ces entreprises de « faire preuve de diligence raisonnable et de la plus grande prudence » dans toutes leurs transactions.
Le groupe a également averti que toute activité de ce type exposerait les navires incriminés à des sanctions, ajoutant qu’ils pourraient être ciblés n’importe où dans la zone d’opérations des forces armées yéménites, selon la lettre.
Lundi, Sanaa a décrété un blocus maritime à l’Arabie saoudite au blocus que cette dernière lui impose depuis 2015.
Selon l’agence Reuters, le blocus a contraint des pétroliers saoudiens à rebrousser chemin en mer Rouge.
L’agence a fait état que deux pétroliers transportant du pétrole brut saoudien, l’un à destination de la Chine, l’autre de l’Inde, qui ont fait demi-tour vers Suez après avoir été informé de l’avertissement d’Ansarullah. Un troisième pétrolier a rebroussé chemin avant même d’atteindre Yanbu pour charger.
Selon les observateurs, ce détour par Suez rallonge de plusieurs semaines les délais d’acheminement vers l’Asie.
Hausse du prix de pétrole
Ce mardi, les cours mondiaux du pétrole ont augmenté , a rapporté CNN.
Le Brent, référence mondiale du pétrole, a progressé de 1,8 % pour atteindre 90,85 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate a connu une hausse similaire pour s’établir à 83,97 dollars le baril.
Le prix du pétrole brut Brent a ainsi enregistré des gains de près de 20 dollars le baril depuis le début du mois, « sous l’effet de l’escalade des tensions dans le détroit d’Ormuz », selon le réseau américain.
Afin de réduire sa dépendance au détroit d’Ormuz, l’Arabie saoudite avait précédemment augmenté ses exportations depuis le port de Yanbu, sur la mer Rouge, à environ 4 millions de barils par jour, selon le cabinet de conseil Rystad Energy.
Source : Divers