samedi, 30/05/2026   
   Beyrouth 22:12

Litani : Les forces israéliennes sont à 3 km et non à 30 km de la frontière. Les forces à l’arrière sont sous le feu de la résistance (Source du Hezbollah)

Image capture d'une vidéo de la résistance filmant un drone qui frappe un véhicule de transport militaire israélien.

Alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, s’est targué vendredi que des soldats israéliens ont « traversé » vendredi le Litani, fleuve situé à une trentaine de kilomètres de la frontière, une source du Hezbollah a révélé que l’ennemi sioniste a choisi l’endroit le plus étroit et le plus proche de la frontière libano-palestinienne pour atteindre le fleuve Litani, et le présente comme un exploit.

Elle l’a accusé d’avoir emprunté « les axes les plus courts et les plus proches de la frontière libano-palestinienne, compte tenu de son incapacité à imposer la stabilité ou à sécuriser ses forces dans les zones où il est entré ».

Selon cette source, la distance géographique entre la frontière d’où l’ennemi a lancé son attaque dans la région du doigt de Galilée et le fleuve Litani ne dépasse pas 3 km et n’a donc rien à voir avec les 30 km qui séparent le fleuve de la frontière dans d’autres endroits.

Il a fallu environ trois mois à l’armée ennemie pour occuper 8 villages libanais situés le long de l’axe d’avancée qui la menait au fleuve Litani. Parmi eux, trois villages étaient déjà entièrement détruits et désertés, Al-Odaysseh, Kfarkela et Rob Thalathin.

Et la source de poursuivre ce qu’il s’est passé : « Pendant trois mois, la résistance a pu repousser l’ennemi sur cet axe et lui infliger de lourdes pertes, sachant que l’ennemi avait déployé sur cet axe des forces de la taille d’une division, à savoir des forces régulières d’élite appartenant à la 36e division, dont la brigade Golani.

Face à son avancée, l’armée israélienne a adopté la politique de la terre brûlée, lançant des bombardements massifs et des tirs d’artillerie nourris, détruisant complètement la zone urbanisée le long du fleuve afin d’empêcher les résistants de s’y implanter. Elle continue d’employer cette politique à chaque offensive pour éviter tout affrontement direct avec la résistance. »

Toujours selon la source, « toutes les forces ennemies sionistes à l’arrière, jusqu’aux positions frontalières et au-delà, sont sous le feu de la résistance et ne bénéficient d’aucune sécurité. L’armée israélienne n’a pas été en mesure d’instaurer la stabilité dans aucun des endroits où elle est entrée jusqu’à présent, et c’est là la leçon sur le plan tactique et opérationnel, car le terrain est un champ d’attaque et de retraite, et il reste un terrain mouvant au milieu de batailles et d’affrontements continus ».

La source assure aussi que l’armée israélienne n’a pas encore pris le contrôle de Zawtar al-Charqiya ni de Yohmor et demeure aux abords sud des deux localités où des affrontements et des opérations militaires se poursuivent en même temps qu’à Dibbine et aux alentours d’al-Ghandouriyah. La zone est considérée comme un théâtre d’opérations où l’ennemi a mené, depuis hier, des dizaines de raids aériens et concentré des tirs d’artillerie sur ces villages.

La source poursuit : « incapable de progresser à l’intérieur des villages, l’ennemi a exploité la géographie et le terrain difficile pour tenter de contourner les lignes ennemies. C’est ce qui s’est produit la nuit dernière à Yohmor al-Chqif, où ses forces, sous un intense bombardement aérien et d’artillerie, ont opéré une manœuvre depuis le sud-est de la ville afin d’atteindre les abords de la citadelle d’al-Chqif (Beaufort).

Les feux de toutes sortes tirés par la résistance empêchent l’armée ennemie d’avancer et de s’implanter dans les villages, et la forcent à se replier aux abords de ces villages.

L’ennemi tente toujours de progresser dans une zone d’opérations située entre 3 et 5 kilomètres de la frontière palestinienne. Son arrivée sur les rives du Litani n’a pas empêché la résistance de cibler les colonies de Haute Galilée à l’aide de roquettes et de drones. Ceci constitue un échec de l’objectif ennemi, qui était de protéger les localités du nord des tirs de la résistance en atteignant le Litani », conclut la source.

Démanteler le Hezbollah

Pour sa part, le site web israélien Walla a révélé, à la foi d’officiers supérieurs de l’armée d’occupation israélienne que « les forces opérant dans le sud du Liban sont entrées dans une phase plus importante et plus intensive, dans le cadre des opérations en cours à la frontière nord ».

Selon ces officiers, « l’armée travaille à la création d’une ligne de défense plus efficace le long de la frontière avec le Liban, en plus de contrecarrer toute tentative d’infiltration terrestre du Hezbollah, similaire aux événements du 7 octobre. »

Les officiers ont noté que « le chef d’état-major a ordonné aux forces de donner la priorité à la poursuite des forces Radwan du Hezbollah, considérant que l’objectif à long terme est de démanteler le parti ».

Dans le même contexte, l’Autorité de radiodiffusion hébraïque a rapporté que « l’objectif de l’opération dans le sud du Liban est d’éliminer la menace de roquettes visant les villes de la Galilée, notant que l’opération militaire actuelle avait commencé il y a environ deux mois, puis a été suspendue ».

Source : Divers