dimanche, 31/05/2026   
   Beyrouth 06:00

Des médias iraniens révèlent de nouveaux détails sur le projet d’accord informel entre Téhéran et Washington

L’agence de presse de la Radio-Télévision iranienne (Seda va Sima) a obtenu de nouveaux détails sur le protocole d’accord informel entre l’Iran et les États-Unis, baptisé « accord d’Islamabad ». Bien qu’encore provisoire, ce texte lève le voile sur les contours de la sécurité dans le détroit d’Ormuz et sur le sort des avoirs iraniens gelés.

Selon cette version non officielle, l’un des principaux points clés consiste à redéfinir les règles de circulation dans le détroit d’Ormuz, la République islamique d’Iran y devenant l’autorité exclusive pour juger de la nature des navires en transit. Le texte stipule ainsi que tout navire dont la cargaison est jugée menaçante, ou dont l’utilisateur final est en conflit avec l’Iran, perdra son statut de navire commercial et se verra interdire le passage par les couloirs maritimes dédiés.

Le document attribue également à l’Iran le pouvoir de tracer les routes maritimes, de fixer les taxes de navigation, d’assurer la protection du détroit et de gérer les dommages environnementaux. Tous les navires devront obligatoirement transmettre leurs données aux services compétents des forces navales en remplissant des formulaires détaillant la cargaison, la propriété et la destination. Ces informations permettront d’évaluer si le navire représente une menace, ouvrant la voie, si nécessaire, à des inspections physiques sur place. Le texte souligne que ce mécanisme dépasse désormais le simple cadre politique pour prendre une dimension financière et opérationnelle bien concrète.

Sur le plan financier, l’accord règle la libération des fonds iraniens gelés en devises étrangères : les États-Unis s’engagent à garantir à l’Iran un accès total à 12 milliards de dollars de ses avoirs sous 60 jours. Ces fonds devront être transférables et utilisables sans aucune restriction via les banques choisies par Téhéran.

Pour éviter de répéter le scénario passé, où les fonds étaient restés inutilisables même après leur libération, les garanties bancaires de cette opération ont été négociées en présence du gouverneur de la Banque centrale d’Iran lors de la visite de la délégation iranienne au Qatar.

En conclusion, le document rappelle que cette formule demeure un projet d’accord informel, toujours soumis à l’étude, à la négociation et à la révision.