Nouveau mensonge de Netanyahu débusqué : les chefs de conseils municipaux des villages libanais chrétiens frontaliers et des notables ont démenti lui avoir demandé d’annexer leurs villages.
Dimanche, le Premier ministre israélien avait déclaré lors d’une interview avec la télévision américaine Fox news que certains villages chrétiens du sud du Liban avaient « demandé à être annexés » à Israël.
Parmi les « villages chrétiens au Liban, certains ont même demandé à être annexés à Israël, parce que nous les protégeons contre les fanatiques du Hezbollah qui veulent les tuer. Et nous faisons la même chose avec les chrétiens partout », a déclaré dans l’émission « The Sunday Briefing » Netanyahu, dont l’armée occupe une partie du sud du Liban près de la frontière. Netanyahu n’a pas nommé les villages.
Le maire du village chrétien de Rmeish, Hanna al-Amil, cité par l’agence de presse officielle libanaise ANI, a démenti ces affirmations.
Selon lui, « 15 localités chrétiennes ont publié un communiqué il y a deux jours réfutant » de telles allégations et soulignant leur « fidélité à leur identité nationale » et leur « attachement à leur drapeau libanais ».
Envisager une telle idée est « absolument hors de question », a-t-il affirmé.
Les villages chrétiens frontaliers du Sud-Liban avaient déjà réfuté les accusations de Netanyahu concernant leur demande de rattachement à l’État occupant, affirmant qu’il s’agissait de « fausses allégations et de pures inventions ». Ils ont également démenti la véracité des informations diffusées par les médias israéliens selon lesquelles des chefs de village auraient contacté des responsables israéliens pour solliciter la citoyenneté israélienne pour leurs administrés.
Dans une déclaration commune, les villages ont qualifié ces informations de « fausses », soulignant que ces allégations étaient totalement infondées et insistant sur le fait que les habitants des villages frontaliers restent attachés à l’État libanais et à sa légitimité, une position qu’ils n’ont jamais remise en cause malgré les circonstances difficiles imposées par la guerre
Lundi l’armée israélienne a mis en garde cinq de ces villages situés dans la région de Marjayoun contre une soi-disant « infiltration de membres du Hezbollah », a rapporté l’ANI.
Le président du Parlement Nabih Berri a salué lundi ces positions exprimées par les chefs des municipalités et des notables des villages frontaliers du sud, surtout les villages chrétiens des districts de Marjayoun et Bint Jbeil notamment celles du maire de Rmeish.
« Les positions des fils et notables des villages frontaliers, leur résilience et leur attachement a leur terre et leur identité reflètent la véracité de leur appartenance nationale qu’ils n’accepteront jamais aucun compromis quel que soit les circonstances », a-t-il indiqué dans un communiqué.
Berri a mis en garde contre « les mensonges propagés par les responsables israéliens des différents niveaux politiques et qui reflètent des agendas sectaires visant à monter les uns contre les autres les habitants des régions frontalières »
Source : Divers
