Le président iranien Massoud Pezeshkian a lui aussi insisté sur la nécessité de faire la distinction entre les manifestants et les émeutiers, demandant aux forces de sécurité de ne pas s’en prendre aux premiers.
« Aucune mesure de sécurité ne doit être prise à l’encontre des manifestants et des personnes qui participent aux rassemblements », a-t-il déclaré, selon l’agence de presse Mehr.
Toutefois, « ceux qui portent des armes à feu, des couteaux et des machettes et qui attaquent des commissariats et sites militaires sont des émeutiers, et il faut distinguer les manifestants des émeutiers », selon les propos du président en Conseil des ministres.
Parallèlement, le chef de l’armée iranienne Amir Hatani a haussé le ton contre les Etats-Unis et Israël, après les menaces de Donald Trump d’intervenir militairement en Iran si des manifestants étaient tués, et suite au « soutien » apporté aux protestataires par Benjamin Netanyahu.
L’Iran considère comme une « menace » ces déclarations et « et ne tolérera pas que cela se poursuive sans répondre », a déclaré Amir Hatani, qui n’est toutefois pas le plus haut gradé militaire du pays.
« Si l’ennemi commet une erreur, nous riposterons avec plus de fermeté » que lors de la guerre des 12 jours en juin contre Israël et les Etats-Unis, a-t-il menacé à son tour.
Selon l’AFP, des heurts se sont produits mardi en plein jour au cœur de Téhéran, où des rassemblements sporadiques sans incident majeur s’étaient jusque-là principalement tenus en soirée, d’après les médias locaux.
Un hôpital de la ville a été visé accidentellement par du gaz lacrymogène utilisé par les forces de l’ordre pour disperser les manifestants, selon l’Université de sciences médicales de Téhéran cité par l’agence Isna.
Mercredi dans la journée, la situation semblait normale ailleurs dans la capitale iranienne, des habitants faisant comme à l’accoutumée leurs courses dans des magasins de proximité, a constaté l’AFP le long de l’immense avenue Vali-Asr, qui traverse la ville du nord au sud.
Lundi, le chef du pouvoir judiciaire en Iran avait assuré que la justice ne ferait preuve d' »aucune indulgence » envers « les émeutiers ».
Un agent du Mossad exécuté
Par ailleurs, Téhéran a exécuté ce matin l’un des agents iraniens les plus importants du Mossad.
Selon l’agence de presse Mehr, Ali Ardestani, avait été recruté en ligne et transmis des informations sensibles à l’ennemi, selon le centre de presse du pouvoir judiciaire.
D’après les documents de l’affaire et les aveux de l’accusé, Ardestani effectuait des missions en échange de paiements en crypto monnaie, notamment la prise de photos de lieux précis et la collecte d’informations sur certaines cibles. Il rencontrait également d’autres agents du Mossad en personne en Iran.
D’après Mehr, Ardestani était considéré comme un membre du réseau opérationnel du Mossad en Iran et détenait des informations précieuses.
A noter que les exécutions d’Iraniens reconnus coupables d’espionnage au profit d’Israël ont connu une augmentation significative ces derniers temps, suite à la guerre de 12 jours en juin, lorsque les forces israéliennes et américaines ont lancé une attaque contre des installations nucléaires iraniennes.
Source: Médias



