La Cour pénale internationale (CPI) a annulé, le mercredi 26 février, le mandat d’arrêt qui visait l’ancien chef militaire du Hamas, Mohammad Deif, assassiné par l’entité israélienne l’année dernière.
La décision de la Cour, basée à La Haye, a été prise après que les procureurs ont fait savoir à ses juges, au début du mois, qu’ils disposaient « d’informations suffisantes et fiables » selon lesquelles M. Deif avait péri en juillet à Gaza.
« En conséquence, la Chambre décide de mettre fin à la procédure engagée contre M. Deif et de rendre sans effet le mandat d’arrêt délivré à son encontre », a déclaré le président de la Chambre, Nicolas Guillou, dans une décision écrite.
La CPI avait délivré un mandat d’arrêt à l’encontre de M. Deif en novembre de l’année dernière.
Elle a également émis des mandats contre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et son ancien ministre de la guerre, Yoav Gallant.
La CPI a déclaré qu’elle avait des « motifs raisonnables » de croire que M. Netanyahu et M. Gallant portaient une « responsabilité pénale » pour le crime de guerre que constitue la famine imposée à la population de Gaza, ainsi que pour les crimes contre l’humanité que sont le meurtre, la persécution et d’autres actes inhumains.
Cependant M.Deif qui a été accusé d’avoir commandité l’opération du Déluge d’Al-Aqsa, qui constitue une riposte aux agressions israéliennes continues contre les Palestiniens et la mosquée d’Al-Aqsa.