La Société de radiodiffusion israélienne a rapporté que « les négociations avec la Syrie sont au point mort après le rejet par Israël d’une demande syrienne de retrait immédiat des zones occupées suite à la chute du régime de Bachar al-Assad ».
La société a confirmé qu’« Israël a rejeté la demande du président syrien Ahmad al-Charaa de se retirer des zones occupées après la chute du régime d’Assad et a exprimé sa volonté de ne se retirer qu’après la signature d’un accord de paix global avec la Syrie. »
Par ailleurs, les forces armées d’occupation israéliennes poursuivent les travaux de réparation et de fortification des positions militaires qu’elles ont occupées au sommet du mont Hermon en Syrie à la fin de l’année dernière, signe de leur volonté d’une présence à long terme. Cette initiative intervient alors « qu’Israël » craint que le rapprochement entre Washington et Damas ne contraigne Tel-Aviv à accepter des « concessions stratégiques » indésirables.
Le quotidien israélien Yediot Ahronoth a révélé « les inquiétudes sécuritaires d’Israël quant au rapprochement entre le président américain Donald Trump et son homologue syrien, Ahmed al-Charaa (alias Golani). Ce rapprochement pourrait imposer à Israël des arrangements sur le terrain indésirable, notamment concernant sa présence militaire sur le mont Hermon et les positions qu’il contrôle sur le plateau du Golan syrien ».
L’article a indiqué que des contacts ont eu lieu ces derniers mois entre des représentants du gouvernement de Benjamin Netanyahu et des responsables syriens, en vue de formuler de nouvelles ententes pour un cessez-le-feu sur le plateau du Golan, comme alternative à l’accord de désengagement de 1974.
Il a souligné que « ces discussions ne portent pas sur un accord de paix ni sur une normalisation des relations, mais visent plutôt à obtenir une « nouvelle trêve » qui pourrait être imposée à « Israël » si Trump l’adopte dans le cadre de sa vision de la gestion du conflit syrien ».
Les services de sécurité israéliens tentent de persuader Netanyahu de maintenir une présence à long terme du côté syrien du mont Hermon, considéré comme un point stratégique important pour la surveillance du nord du pays et le suivi des activités de contrebande entre la Syrie et le Liban, en particulier celles liées au Hezbollah.
L’armée d’occupation israélienne maintient huit positions supplémentaires sur le plateau du Golan syrien, à quelques kilomètres de la frontière avec ce territoire qu’elle occupe depuis 1967. Le journal a affirmé que « les frictions entre soldats et populations locales restent limitées, hormis quelques incidents isolés ».
« Israël » envisage de se retirer de certaines positions sur le plateau du Golan syrien en échange d’un accord garantissant sa liberté d’action face aux « menaces potentielles », notamment dans les zones où l’Iran et le Hezbollah cherchent à s’implanter. Cependant, le mont Hermon demeure l’une des positions « qu’Israël » refuse d’abandonner, même si la décision finale – comme l’indique le journal – sera prise à Washington et à Ankara, et non uniquement à Tel-Aviv.
Il convient de noter que le président syrien temporaire Ahmad al-Charaa a déclaré que la Syrie est engagée dans des négociations directes avec « Israël », affirmant que des progrès significatifs ont été réalisés en vue d’un accord bilatéral.
Source: Médias



