L’armée d’occupation israélienne va démolir 25 immeubles d’habitation du camp de réfugiés de Nour Chams, dans le nord de la Cisjordanie, ont indiqué lundi à l’AFP des responsables locaux.
Abdallah Kamil, le gouverneur de Tulkarem où se situe le camp, précise à l’AFP avoir été informé par le Cogat – l’organisme du ministère de la Défense israélien supervisant les activités civiles dans les Territoires palestiniens – que les immeubles seraient détruits d’ici la fin de la semaine.
Faisal Salama, responsable du comité populaire du camp de Tulkarem, proche de celui de Nour Chams, indique que la démolition de 25 immeubles affectera une centaine de familles.
« Nous avons été informés par la coordination militaire et civile que l’occupation (Israël (NDLR) procédera à la démolition de 25 bâtiments le jeudi 18 décembre », a-t-il dit à l’AFP.
Le Cogat n’a pas répondu dans l’immédiat aux demandes de l’AFP sur le sujet, l’armée israélienne indiquant se renseigner.
La Cisjordanie est un territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967. Elle est constamment grignotée par l’entité sioniste qui y a étendu l’expansion de ses colonies et en a créé de nouvelles.
Depuis début 2023, l’armée israélienne y a lancé plusieurs offensives militaires visant selon elle à éradiquer des groupes de résistance palestiniens. Début 2025, les camps de réfugiés comme ceux de Jénine, Tulkarem et Nour Chams, tous situés dans le nord étaient principalement visés.
Au cours de l’offensive, l’armée israélienne a détruit des centaines de maisons dans les camps, argant officiellement vouloir faciliter le passage des troupes.
Fin novembre, l’organisation de défense des droits Human Rights Watch a publié un rapport expliquant qu’au moins 32.000 personnes étaient toujours déplacées de chez elles dans le cadre de cette opération.
Le camp de Nour Chams a été établi au début des années 1950, à la même période que des dizaines d’autres, peu après la création d’Israël en 1948, lorsque des centaines de milliers de Palestiniens ont fui ou été expulsés de leurs foyers. Avec le temps, ces camps se sont transformés en quartiers densément peuplés par des habitants transmettent leur statut de réfugié de génération en génération.
Nour Chams a longtemps été un lieu assez tranquille où vivaient dans des maisons parfois coquettes des familles soudées entre elles. Mais depuis quelques années, avec la poursuite de la construction des colonies juives, des mouvements armés de résistance ont vu le jour.
Source: Avec AFP



