Au cours des deux dernières semaines deux nouveaux palestiniens sont morts des conditions de détention infligées dans les prisons israéliennes : Kamel Mohammad Mahmoud Al-Ajarmeh (69 ans) et Mahmoud Talal Abdullah (49 ans).
80 prisonniers palestiniens sont morts pendant leur détention dans les prisons israéliennes depuis octobre 2023. Morts des conséquences de conditions de détention inhumaines, d’absence de soins, des tortures, des violences, affamés.
Le 10 octobre, Kamel Mohammad Mahmoud Al-Ajarmeh, 69 ans, de Gaza, est décédé à l’hôpital israélien Soroka le 10 octobre 2025. Arrêté le 25 octobre 2024, Il était auparavant incarcéré à la prison du Néguev avant d’être transféré à l’hôpital. Il était marié et père de six enfants.
Le 19 octobre, Mahmoud Talal Abdullah de 49 ans, du camp de Jénine, est décédé à l’hôpital israélien Assaf Harofeh le lendemain de son transfert de clinique pénitentiaire de Ramleh . Sa libération lui avait été refusée malgré son état de santé qui s’était détérioré depuis son arrestation. Les soins nécessaires à son état ne lui ont pas été prodigués.
317 prisonniers ont été officiellement reconnus comme décédés pendant leur détention depuis 1967. 88 corps restent détenus par Israël, et en septembre dernier seulement 3 avaient été rendus au cours des deux dernières années.
Le dernier accord de cessez-le-feu prévoit la restitution de 400 corps de Palestiniens. 120 d’entre eux ont été rendus. Ils sont dans un état épouvantable, et témoignent des tortures qui leur ont été infligées, du manque de nourriture et de leur assassinat. Des traces de mutilations et de prélèvement d’organes ont également été constatées. Une déshumanisation de la vie à la mort.
Les crimes ainsi mis au grand jour sont le résultat d’une politique systématique, favorisés par l’impunité dont jouit Israël depuis bien trop longtemps.
Consulter sur le site France-Palestine les noms des détenus palestiniens tués en prison au cours des 15 derniers mois.



