Le président colombien Gustavo Petro a rejeté, le dimanche 4 janvier, les menaces et accusations de son homologue américain Donald Trump qui l’accuse sans preuve d’être un narcotrafiquant, à l’instar du président vénézuélien capturé au cours du weekend.
« Mon nom (…) n’apparaît pas dans les dossiers judiciaires sur le trafic de drogue. Cessez de me calomnier, M. Trump », a fustigé M. Petro sur le réseau social X.
Donald Trump a déclaré dimanche à bord d’Air Force One qu’une opération en Colombie similaire à celle menée au Venezuela lui paraissait « une bonne idée » et accusé Gustavo Petro de trafic de drogue vers les États-Unis, avertissant qu’il « ne le ferait plus très longtemps ».
Le président colombien est très critique de l’offensive militaire du gouvernement Trump contre la région. Il accuse les États-Unis d’avoir enlevé Nicolas Maduro « sans base légale ». Le dirigeant vénézuélien a été capturé à Caracas samedi après des bombardements de Washington contre la capitale.
Après lui avoir dit samedi qu’il devrait « faire gaffe à ses fesses », Donald Trump a qualifié dimanche Gustavo Petro d’« homme malade » qui « aime prendre de la cocaïne ».
« La Colombie est très malade aussi, dirigée par un homme malade, qui aime fabriquer de la cocaïne et la vendre aux États-Unis, et il ne va pas le faire très longtemps », a mis en garde le président américain. Gustavo Petro « a des moulins à cocaïne et des usines de cocaïne, et il ne va pas le faire très longtemps », selon ses prétentions.
Le ministère colombien des Affaires étrangères a qualifié les menaces du président américain d’« ingérence inacceptable » et demandé le « respect ».
Depuis le début du deuxième mandat de Donald Trump, les deux dirigeants s’affrontent régulièrement sur des questions comme les droits de douane, ou la politique migratoire.
La Colombie, pays frontalier du Venezuela, et les États-Unis étaient des alliés militaires et économiques clés dans la région, mais leurs relations sont aujourd’hui au plus bas.






