Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a lancé un appel ferme aux Nations unies et à la communauté internationale afin qu’elles s’opposent fermement à la dernière démonstration de « violation dangereuse du droit international » par les États-Unis et à l’agression illégale perpétrée contre l’État souverain du Venezuela.
Condamnant la violation illégale du territoire vénézuélien et l’enlèvement du président Nicolas Maduro par les États-Unis, M. Araghchi a qualifié la récente intervention militaire américaine de violation flagrante de la Charte des Nations Unies et des principes fondamentaux du droit international.
Lundi soir, lors d’un entretien téléphonique avec son homologue cubain, Bruno Rodríguez, M. Araghchi a salué la résilience inébranlable du peuple et du gouvernement cubains face aux « blocus économiques illégaux et aux menaces étrangères ».
De son côté, M. Rodríguez a condamné les actions déstabilisatrices de Washington dans les Caraïbes et en Amérique latine, dénonçant notamment l’agression illégale contre le Venezuela et l’enlèvement du président Nicolas Maduro et de son épouse.
Le chef de la diplomatie cubaine a souligné l’urgence pour les nations amies de coordonner leur défense contre « l’unilatéralisme belliqueux » pratiqué par les États-Unis, réaffirmant le refus de Cuba de céder à l’intimidation extérieure.
« Les actions américaines menacent l’ordre mondial »
M.Araghchi s’est également entretenu avec le ministre brésilien des Affaires étrangères, Mauro Vieira. Au cours de cet entretien, le diplomate iranien a mis en garde contre les conséquences catastrophiques des pressions américaines sur l’état de droit.
Il a affirmé que de tels actes unilatéraux normalisent le recours illégal à la force et menacent les fondements mêmes de l’ordre juridique international.
Le ministre brésilien Vieira a fait écho à la position de principe de l’Iran, confirmant que l’enlèvement par les États-Unis d’un président en exercice d’un État souverain constitue une violation directe de la Charte des Nations Unies.
Il a informé son homologue iranien que le Brésil porterait l’affaire devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, l’Organisation des États américains (OEA) et la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC).
L’indignation diplomatique fait suite à une escalade choquante : le 3 janvier 2026, le président vénézuélien Nicolas Maduro a été kidnappé à Caracas par des forces américaines, puis transféré aux États-Unis.
Donald Trump a laissé entendre qu’il visait d’autres pays après l’enlèvement de Nicolas Maduro.
Dimanche, lors d’un bref échange avec des journalistes, Trump a pointé du doigt la Colombie, Cuba, le Groenland, le Mexique et l’Iran.
Trump a prétendu dimanche que Cuba, alliée du Venezuela, était « prête à tomber ». L’île située à quelques dizaines de kilomètres de la Floride, est depuis longtemps dans le collimateur du secrétaire d’État américain Marco Rubio, fils d’immigrants cubains.
La Havane a annoncé que 32 gardes du corps cubains avaient été tués lors de l’attaque visant à kidnapper le président vénézuélien Nicolas Maduro.
Source: Avec PressTV






