L’ONU a rejeté, le mardi 1er avril, les allégations israéliennes selon lesquelles il y aurait suffisamment de vivres dans la Bande de Gaza, qualifiant cette déclaration de « ridicule » alors que les stocks humanitaires sont en chute libre.
« En ce qui concerne l’ONU, c’est ridicule. Nous sommes à la fin de nos stocks, ceux de l’ONU, qui sont entrés par la route humanitaire », a déclaré le porte-parole Stéphane Dujarric lors d’une conférence de presse.
Dujarric a souligné la gravité de la situation, précisant que le Programme alimentaire mondial (PAM) a du mal à maintenir ses opérations.
« Vous savez, le PAM ne ferme pas ses boulangeries pour le plaisir », a-t-il ajouté.
Le porte-parole a réfuté les allégations du COGAT (Coordination des activités gouvernementales dans les territoires de l’armée israélienne), selon lesquelles plus de 25 200 camions d’aide seraient entrés à Gaza pendant le cessez-le-feu de six semaines et les accusations de détournement de ces fournitures par le Hamas.
« L’ONU a maintenu une chaîne de garde, et une très bonne chaîne de garde sur toute l’aide, sur toute l’aide qu’elle a livrée », a-t-il affirmé.
Il a souligné les améliorations observées pendant le cessez-le-feu et a ajouté : « Nous avons vu l’aide humanitaire affluer à Gaza. Nous avons vu les marchés reprendre vie. Nous avons vu les prix baisser. Nous avons vu la libération des otages. Nous avons vu la libération des détenus palestiniens. Nous devons revenir à cela », a-t-il conclu.
Rappelons que l’entité sioniste a lancé une campagne aérienne surprise sur Gaza le 18 mars et a tué plus de 1 000 victimes et blessé plus de 2 000 personnes depuis lors, brisant un cessez-le-feu de janvier et un accord d’échange de prisonniers entre ‘Israël’ et le Hamas.
Depuis le début de la guerre génocidaire israélienne contre Gaza en octobre 2023, plus de 50 300 Palestiniens sont tombés en martyre, dont la majorité sont des femmes et des enfants.
La Cour pénale internationale a émis des mandats d’arrêt en novembre dernier contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son ancien ministre de la guerre Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Gaza.
‘Israël’ fait également face à une plainte pour génocide devant la Cour internationale de justice pour sa guerre contre l’enclave.
Source: Avec Anadolu