Le président de la République, le général Joseph Aoun, a prononcé un discours en accueillant Sa Sainteté le pape Léon XIV au palais présidentiel :
« Votre Sainteté, c’est avec une grande joie que je vous accueille, messager de paix dans un pays de paix. C’est avec un grand honneur, et au nom du peuple libanais dans toutes ses composantes, confessions et affiliations, que je vous souhaite la bienvenue dans cette patrie petite par sa taille mais grande par sa mission, le Liban, qui a toujours été et demeure une terre qui allie foi et liberté, diversité et unité, douleur et espoir. »
Il a ajouté : « Vous ne visitez pas un pays ordinaire, mais une terre imprégnée des pas de l’histoire sacrée. Le Liban a été mentionné dans les livres sacrés à maintes reprises, comme un symbole de hauteur, de solidité et de sainteté. Le Cantique des cantiques a utilisé les montagnes et les forêts du Liban comme symboles de beauté, de splendeur et de pureté, faisant de cette terre un témoin de la grandeur de la création et fidèle à l’histoire sacrée. C’est avec une grande fierté que je vous accueille sur la terre cananéenne qui espère le rétablissement de sa fille. Jésus lui a même dit : Ô femme, grande est ta foi ! Qu’il te soit fait comme tu le désires. Aujourd’hui, notre peuple, Votre Sainteté, est tout comme cette cananéenne. Notre foi est grande… et notre espoir, c’est la guérison des âmes, des cœurs et des esprits, des rancœurs, des guerres et de la destruction. »
Il a souligné : « C’est pourquoi il est du devoir de l’humanité vivante de préserver le Liban. Car si ce modèle de vie libre et égale entre des enfants de différentes religions venait à s’effondrer, il n’y aurait nulle part ailleurs sur terre où cela pourrait se réaliser. Comme je l’ai dit à New York, je répète depuis Beyrouth : si les chrétiens disparaissent du Liban, l’équation de la patrie s’effondre, et sa justice tombe. Si les musulmans disparaissent du Liban, l’équation de la patrie est déséquilibrée, et sa modération s’effondre. Si le Liban est paralysé ou modifié, le substitut sera sans aucun doute des lignes de front dans notre région et dans le monde, entre toutes sortes d’extrémisme et de violence, qu’elle soit intellectuelle, matérielle ou même sanglante. C’est ce que le Saint-Siège a toujours compris. C’est pourquoi Sa Sainteté Paul VI a élevé tôt sa voix en défense de l’unité et de la souveraineté du Liban » .
Et de poursuivre : « De même, Saint Jean-Paul II a gravé le Liban dans la mémoire du monde avec sa phrase historique : Le Liban n’est pas seulement un pays. C’est un message de liberté et de pluralisme, tant pour l’Orient que pour l’Occident. Avant de créer un précédent ecclésiastique exceptionnel en consacrant un synode spécial au Liban. C’est lui qui avait dit à notre sujet, il y a quarante ans, que la présence du christianisme libre au Liban est une condition pour sa continuité et sa prospérité dans toute notre région ».
Source: Médias



