Abdel Malek Al-Houthi, leader du mouvement de résistance yéménite Ansarullah, a affirmé que « ce qui se passe aujourd’hui à Gaza est une tentative claire et délibérée de détruire le plus grand nombre possible de Palestiniens ».
« L’ennemi sioniste cible le peuple palestinien chaque semaine et utilise tous les moyens pour commettre des meurtres de masse », a déclaré le jeudi 28 août Sayed Al-Houthi.
Selon le leader yéménite, « le fait que le régime sioniste poursuit de telles approches et de tels crimes reflète sa nature barbare et ses convictions et idées criminelles. Les civils sont la principale cible de l’ennemi sioniste ; ce qui dévoile aux nations du monde l’effondrement total de ce régime et son éloignement de toutes les valeurs humaines ».
Sayed Al-Houthi a, par ailleurs, présenté le régime sioniste comme « un ennemi déchaîné, criminel et barbare, qui ne connaît aucune frontière. Ce qui se passe à Gaza n’est pas un conflit normal, mais une agression manifeste contre l’humanité, la vie et toutes les valeurs humaines ».
Depuis le début de sa guerre génocidaire contre Gaza, ce régime a placé les hôpitaux comme les objectifs prioritaires de ses attaques et a ciblé des médecins et du personnel soignant, les assassinant, les blessant et même les enlevant ; comme on l’a vu au complexe médical Nasser, à l’hôpital indonésien et au complexe Al-Shifa.
Le chef de la résistance yéménite a alerté que les tactiques incessantes de l’ennemi, qui utilise des pièges mortels, avec la participation des Américains, témoignent d’un projet évident pour la destruction du peuple palestinien, au mépris total du caractère sacré de la vie humaine et des valeurs universelles.
« Les aveux des soldats américains qui se sont présentés à Gaza sous couvert de l’aide humanitaire révèlent la nature criminelle de ces plans. Les ennemis dissimulent même leurs crimes sous des prétextes humanitaires, alors qu’en réalité, il n’y a que meurtres et agressions. »
Rappelant qu’un tel génocide par la famine est sans précédant dans la région, voire dans le monde, le chef d’Ansarullah a souligné que « ce régime a détruit 98 % de l’agriculture de Gaza, puis empêché l’entrée des marchandises, et finalement bloqué, voire détruit ou brûlé, l’aide disponible aux points de passage. Il a, même, interdit la pêche aux Gazaouis afin de les affamer ».
En allusion au silence et aux contradictions des États-Unis et de l’Occident, M.Al-Houthi a déclaré : « Le Département d’État américain empêche même l’utilisation de la littérature humanitaire sur les meurtres de Palestiniens, ce qui montre bel et bien la pleine participation de Washington dans les crimes des sionistes. Ce qui se passe à Gaza est véritablement le crime du siècle et la honte de notre époque. »
Le numéro un yéménite a aussi mis en garde du fait que « le régime sioniste opère librement en Syrie et poursuit son occupation sans relâche, atteignant des zones proches de Damas ».
Le régime sioniste a pénétré cette semaine dans la zone de Beit Jinn, dans la banlieue de Damas, et considère les provinces de Quneitra, Deraa et Soueïda comme étant sous son contrôle direct, a-t-il renchéri.
Concernant le front de soutien yéménite à Gaza, M.Al-Houthi a annoncé que « les opérations des forces yéménites contre Israël se poursuivront cette semaine, utilisant des missiles hypersoniques et des drones contre des cibles israéliennes dans les villes occupées de Jaffa et d’Ashkelon ».
Il a, de plus, fait part d’une grande réussite dans la production d’ogives à fragmentation pour les missiles « Palestine 2 », qui peuvent être divisés en plusieurs ogives, ce qui a suscité de vives inquiétudes chez les sionistes.
Les attaques yéménites ont déclenché des sirènes d’alarme dans plus de 200 localités, forcé des millions de sionistes à se réfugier dans des abris et entraîné la suspension temporaire des vols à l’aéroport Ben Gourion.
Al-Houthi a en outre insisté sur le fait que les attaques de l’ennemi israélien contre le peuple du Yémen ont été vaincues et la nation yéménite continuera sur sa voie pour développer ses capacités militaires et prendre des mesures plus fortes et plus vastes.