Le président libanais Joseph Aoun a affirmé que le Liban attendait toujours la réponse d’Israël, par l’intermédiaire des États-Unis, à l’option des négociations qu’il avait proposée pour la libération du territoire libanais.
Il a souligné que « la logique de la force n’est plus efficace et que nous devons recourir à la force de la logique », appelant à privilégier la négociation et les solutions pacifiques pour défendre les intérêts du Liban et préserver sa stabilité.
Le président libanais a également rassuré la population en affirmant que le Hezbollah n’opérait pas dans la zone située au sud du fleuve Litani et que l’armée libanaise accomplissait un travail considérable dans le sud et sur l’ensemble du territoire libanais. Il a insisté sur le fait que le Liban cherche à protéger son territoire et ses droits par les négociations et des solutions pacifiques, plutôt que par une escalade militaire.
« Certains Libanais répandent des rumeurs haineuses à Washington et ternissent l’image de leur pays », a ajouté Aoun. « Notre problème, comme me l’ont fait remarquer certains responsables américains, est que certains Libanais qui se rendent aux États-Unis sèment la discorde entre eux et deviennent une source de désinformation. »
Il a poursuivi : « Certains Libanais sont devenus impitoyables, même envers eux-mêmes. Je reçois des démentis de la part des Américains concernant les propos tenus. Il existe un groupe de Libanais dont le seul but est de déformer l’image, et ils ne vont pas à Washington pour dire la vérité, mais plutôt pour présenter ce qui sert leurs intérêts. Il faut dire aux Américains la vérité telle qu’elle est, et non telle qu’ils veulent l’entendre ; alors seulement ils accepteront la réalité. »
Aoun a en outre nié l’information selon laquelle le Liban a été livrée à la Syrie la qualifiant « d’injustifiée », soulignant que la stabilité en Syrie est essentielle à la stabilité du Liban.
Par ailleurs, le président libanais a indiqué que le fait de réclamer un dialogue national avant les élections législatives revenait à « parler à des sourds », soulignant son insistance, de concert avec le président du Parlement, Nabih Berri, et le Premier ministre, Nawaf Salam, sur la tenue des élections dans les dates prévues. Il a ajouté que le Parlement devrait assumer pleinement son rôle afin de garantir le bon déroulement du processus électoral.



