L’administration du président américain Donald Trump prévoit de rencontrer des dirigeants de compagnies pétrolières américaines afin de discuter des moyens de « stimuler la production pétrolière vénézuélienne » suite à l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro par les forces américaines.
Reuters a cité des dirigeants du secteur pétrolier affirmant que les trois plus grandes compagnies pétrolières américaines – ExxonMobil, ConocoPhillips et Chevron – n’ont pas encore entamé de discussions avec l’administration Trump concernant l’enlèvement de Maduro, « contredisant les affirmations de Trump selon lesquelles il aurait rencontré toutes les compagnies pétrolières américaines, avant et après la destitution de Maduro ».
Toutefois, les réunions prévues la semaine prochaine seront, selon l’agence, « cruciales pour les espoirs de l’administration américaine de stimuler la production et les exportations du pétrole brut vénézuélien », un processus qui nécessitera des années de travail et des milliards de dollars d’investissement.
Dans ce contexte, une source de Reuters a indiqué que « les entreprises hésiteront à discuter de leurs opérations potentielles au Venezuela lors de réunions de groupe avec la Maison Blanche », invoquant des préoccupations liées aux lois antitrust qui restreignent les discussions entre concurrents concernant les plans d’investissement, le calendrier et les niveaux de production.
De son côté, la porte-parole de la Maison Blanche, Taylor Rogers, a affirmé que « toutes nos compagnies pétrolières sont prêtes et disposées à réaliser d’importants investissements au Venezuela pour reconstruire son infrastructure pétrolière, détruite par le régime illégitime de Maduro », refusant de commenter les réunions à venir.
CBS News a prédit quelques jours auparavant que les PDG des trois géants pétroliers rencontreraient le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, jeudi.
Chevron reprend ses exportations de pétrole vénézuélien
Parallèlement, les principaux ports pétroliers du Venezuela ont entamé leur cinquième jour consécutif sans livraison de pétrole brut aux clients asiatiques de la compagnie pétrolière d’État vénézuélienne PDVSA, principaux acheteurs de pétrole vénézuélien.
L’agence britannique a noté que Chevron, la compagnie américaine et principal partenaire de la compagnie vénézuélienne dans leur coentreprise, a repris mardi les exportations de pétrole vénézuélien vers les États-Unis après quatre jours d’interruption.
Elle a également rappelé son personnel expatrié à ses bureaux au Venezuela, ce qui coïncide avec la reprise des vols vers le pays.
Parallèlement, au moins douze navires sous sanctions, qui avaient chargé leur cargaison en décembre, ont quitté les eaux vénézuéliennes début janvier, transportant environ 12 millions de barils de pétrole brut et de carburant à destination de la Chine. Ces navires ont navigué de nuit ou avec leurs transpondeurs désactivés, mettant ainsi fin au blocus américain imposé aux pétroliers depuis le mois dernier.
La paralysie des exportations de pétrole vers l’Asie pourrait contraindre PDVSA, qui peine à maintenir ses activités de production et de raffinage, à accentuer les réductions de production qu’elle a initiées ces derniers jours, face à un excédent croissant de pétrole brut et de stocks de carburant.






