‘Israël’ envisagerait de remplacer les dirigeants de l’Autorité palestinienne dans la région d’AlKhalil Hébron par des tribus locales et d’établir un gouvernement distinct reconnaissant ‘Israël’, c’est ce qu’ont rapporté vendredi 29 août les médias israéliens.
La chaîne israélienne I24 News a indiqué : « Compte tenu du projet de plusieurs pays occidentaux de reconnaître un État palestinien le mois prochain, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu devrait tenir une première réunion vendredi pour discuter du projet de séparation de la ville d’AlKhalil Hébron de l’Autorité palestinienne.»
Et d’ajouter: « la réunion se tiendra au cabinet du Premier ministre, en présence du ministre de l’Économie, Nir Barkat, à l’origine du projet, et du ministre de la guerre, Israel Katz, ainsi que de hauts responsables de la sécurité ».
Les responsables discuteront de la possibilité de remplacer la direction palestinienne dans la région d’AlKhalil par des tribus locales et d’établir un gouvernement distinct reconnaissant ‘Israël’ comme un « État juif » et adhérant aux accords d’Abraham (normalisation, ndlr).
Cette même source a déclaré que cette idée, si elle était mise en œuvre, « saperait le projet de création d’un État palestinien sous la direction de l’Autorité palestinienne ».
« Le Shin Bet, le service de sécurité intérieure, a exprimé son opposition à ce projet, arguant que l’Autorité palestinienne est un partenaire clé dans la lutte contre le ‘terrorisme’ », selon i24 News.
Il convient de noter que le quotidien US Wall Street Journal avait rapporté le mois dernier que le ministre de l’Économie avait sollicité l’élaboration de cette initiative avec plusieurs chefs de tribus de la région d’AlKhalil Hébron.
Ce plan repose sur une coopération civile, économique et sécuritaire avec ‘Israël’, et comprend la création d’une zone industrielle commune d’une superficie d’un kilomètre carré.
Annexion de plusieurs parties de la Cisjordanie
Dans le même contexte, le Cabinet de sécurité israélien (le Cabinet) discutera dimanche prochain de l’intensification des mesures punitives contre les Palestiniens, notamment l’annexion de certaines parties de la Cisjordanie, en réponse à la vague attendue de reconnaissance internationale de l’État de Palestine.
Selon des sources politiques informées citées par l’Autorité de radiodiffusion israélienne, les mesures que le Cabinet discutera pourraient inclure l’imposition de la souveraineté sur certaines parties de la Cisjordanie, l’évacuation de la communauté bédouine de Khan al-Ahmar, à l’est d’AlQods, et l’approbation des projets de colonisation du plan E1.
Ces provocations interviennent à l’approche de la réunion de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York le mois prochain, où des pays comme l’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande, la Finlande, le Luxembourg, le Portugal et Saint-Marin devraient plaider en faveur de la reconnaissance de l’État de Palestine. D’autres pays européens, comme la Grande-Bretagne, la France, Malte et la Norvège, ont déjà annoncé des positions similaires.
‘Israël’ occupe la Palestine depuis 1948 et refuse de s’en retirer ou d’établir un État palestinien indépendant avec Jérusalem-Est pour capitale, sur la base des frontières d’avant 1967.
Cela survient alors l’armée d’occupation israélienne mène quotidiennement une série d’assauts contre plusieurs villes de la Cisjordanie, arrêtant des Palestiniens tout en protégeant les colons qui attaquent les Palestiniens, leurs biens et leurs moyens de subsistance.
L’agression militaire en Cisjordanie a fait au moins 1 016 martyrs et environ 7 000 blessés parmi les Palestiniens, et plus de 18 500 arrestations, selon les données palestiniennes.
Et puis avec le soutien des États-Unis, ‘Israël’ commet un génocide dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre 2023, faisant 63 025 martyrs et 159 490 blessés parmi les Palestiniens, pour la plupart des enfants et des femmes. Plus de 9 000 personnes sont portées disparues, des centaines de milliers sont déplacées et une famine a coûté la vie à 322 Palestiniens, dont 121 enfants.